Référendum et élections: des alliés du pouvoir veulent être réalistes

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Voilà une situation qui pourrait mettre dans l’embarras le président Moïse et son équipe: au moins un proche collaborateur  du Chef de l’État, Renald Lubérice ainsi que le président du Parti PHTK, Liné Balthazar, dans des discours distincts, ont noté l’impossibilité pour que le référendum ait lieu cette année en Haïti, en raison disent-ils de la conjoncture marquée par une recrudescence de l’insécurité dans le pays.

La sortie des deux hommes proches du pouvoir n’ont visiblement pas aidée à la cause du président, et du gouvernement provisoire dirigé par Dr Claude Joseph qui s’attèle à donner une réponse aux bandits qui sèment le deuil dans les familles haïtiennes.

Mais la tâche ardue pour le régime au lieu d’aider à serrer les liens entre les membres du pouvoir, sème de préférence le désaccord et promet des étincelles au sein même de l’équipe en place en fin de règne.

« Il n’y aura ni référendum ni élections cette année en Haïti »,  c’est en ces termes que l’ancien sénateur de l’Ouest, Jean Hector Anacasis s’est exprimé au sujet de la question qui tienne à coeur l’Administration actuelle.

Lors de sa participation à une émission radiophonique lundi dernier, à la Capitale, le coordonnateur du parti Ligue alternative pour le progrès et l’émancipation haïtienne ( Lapeh), a omis de parler en bien du référendum et des élections prôné par le régime en place.

Anticipant une fin de mandat bouleversée du 56e président d’Haïti, celui qui a été homme de théâtre autrefois, a déclaré que  » Jovenel Moise partira et laissera le pays dans la pagaille ».

Avant lui, c’étaient le président du parti PHTK, Liné Balthazar et le Secrétaire Général du Conseil des Ministres Renald Luberice qui a tenu un discours semblable mais orienté particulièrement sur le référendum qui, selon eux, n’est pas propice, dans ce climat d’insécurité généralisé dans le pays.

Le président du Sénat qui s’est toujours opposé au projet de M. Moïse, a mis en garde la population contre ce référendum qui pourrait ouvrir « la voie aux abus de pouvoir et à la corruption », prévient-t-il.

Selon Joseph Lambert, « la Constitution de 1987 nécessite une refonte en profondeur, mais cela doit se faire avec la participation de l’ensemble des secteurs du pays. »

Pour le sénateur du Sud-est,  » la constitution prônée par Jovenel Moïse est une constitution dictatoriale … »

Pour sa part, l’ancien parlementaire Gabriel Fortuné, ami du président a lui aussi appelé à la raison concernant le vote de la nouvelle constitution programmé ce 27 juin.

Il faut regarder la réalité en face, conseille-t-il au régime PHTK, au sujet du référendum constitutionnel.

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