Les non-dits de l’affaire Yves Jean Bart.

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La Fédération Internationale Football Association (FIFA) a rendu public mercredi dernier un document de 45 pages de son enquête sur les agressions sexuelles systématiques du Docteur Yves Jean Bart, en précisant que l’ancien président de la fédération nationale avait fait près de 14 victimes. Cette affaire paraîssait beaucoup plus complexe que l’on ne pourrait imaginer.

Ce n’est pas un secret pour personne que Dadou est suspendu à vie de toute activité liée au football par la FIFA. En effet, les motifs explicatifs de cette suspension c’est surtout agression sexuelle et abus de pouvoir.

Le comité d’éthique de la FIFA a reçu des preuves d’enquêtes menées par le syndicat international des joueurs de soccer, FIFPro, et l’organisation Human Rights Watch. Ces organisations  » ont identifié 10 suspects et 34 victimes potentielles d’abus sexuels, parmi lesquelles figurent les 14 victimes alléguées de M. Jean-Bart ».

Cependant, les victimes contactées ont-elles préférées de témoigner à la FIFA ou Human Rights Watch plutôt que la justice haïtienne? Sans doute elles préfèrent de miser sur la prudence en raison de leur sécurité, c’est ce qui explique que toutes les présumées victimes ont gardé jusqu’à présent l’anonymat.

L’affaire de l’ancien patron de la FHF est de de taille, il est le principal auteur de ces actes certes, mais il n’est sans doute pas seul dans ce dossier.
Assurément, certains officiels du Centre FIFA Goal était au courant des actions de Jean-Bart. Qui sont ces responsables complices dans ces actes d’abus sexuels systématiques contre des joueuses de football?

C’est certain que cette parodie justice qu’est la justice haïtienne marche à reculons. Par ailleurs c’est un impératif les victimes doivent être traitées avec compassion et dans le respect de leur dignité. Elles ont droit à l’accès aux instances judiciaires et à une réparation rapide du préjudice qu’elles ont subi entre les mains de l’ex numéro 1 de la FHF.

L’instance supprême du football doit agir rapidement, en mettant en place le comité de normalisation mais aussi expulser les responsables corrompus au sein du centre FIFA Goal, si elle compte vraiment que les jeunes filles ne soient pas instrumentaliser et que l’image projetter par le football haïtien soit assainir.

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