Le Parlement approuve la destitution du président Péruvien Martin Vizcarra pour « incapacité morale ».

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Le président Péruvien le plus populaire Martin Vizcarra a été destitué pour une affaire de Pots-de-vin présumé qu’il aurait reçu en 2014 en tant que gouverneur. Avec 105 voix pour, 19 contre et 4 abstention Martin Vizcarra a recueilli plus de vote que les 87 nécessaires à sa destitution, ce lundi 09 Novembre 2020.

« La résolution déclarant la vacance de la présidence de la république a été approuvée. » a déclaré à l’issue d’une vite le président du Parlement, Manuel Merino, qui dès mardi va prendre les rênes du gouvernement jusqu’à la fin du mandat de Martin Vizcarra en juillet 2021. Cependant, le président destitué Martin Vizcarra s’est toutefois sentit satisfait de son mandat et ne comptait pas donner des suites judiciaires à la décision du Parlement. « Je sors du palais du gouvernement comme j’y suis entré il y a deux ans et huit mois; la tête haute » a t-il réagi face à la presse.

Notons que c’est la seconde tentative de destitution de Marrin Vizcarra après le 18 Septembre 2020. Aujourd’hui ils ont arrivé à bout, puisque Martin Vizcarra n’était membre d’aucun parti politique et ne disposait d’aucun soutiens du côté des législateurs. Toutefois la population péruvienne n’est pas d’avis à cette destitution gagnent les rues de Lima frappant des casseroles pour dénoncer cette vote du Parlement, leurs pancartes s’en est pris au « Congrès Putschiste » et d’autres affirmant « Merino tu ne seras jamais président. »

Martin Vizcarra s’est présenté dans la matinée devant le congrès, reuni en séance plénière, en niant de nouveau avoir reçu le moindre pots-de-vin, lorsqu’il était gouverneur de la région de Moquegua(Sud). « Je regrette avec véhémence et catégoriquement ces accusations, je n’ai pas reçu le moindre pots-de-vin de quiconque «  a t-il assuré en déplorant en revanche 69 parlementaires faisaient l’objet d’une enquête judiciaire, sans pour autant avoir été destitués.

Cette démarche donne l’équilibre à la démocratie, la séparation stricte des pouvoirs pour que chacun puisse surveiller et contrebalancer les autres. Or chez nous en Haïti on constate la main mise de l’exécutif sur les deux autres pouvoir. Le président Jovenel Moïse plusieurs fois indexé dans des actes de gaspillage de fonds public, reste toujours maître et Seigneur a cause d’un Parlement supporter par ce dernier.

Rappelons février 2019, 14 députés ont signé une lettre au président de la chambre basse, Gary Bodeau demandant de mettre en accusation le chef de l’État, Jovenel Moïse, afin que le Sénat de la République s’érige en Haute Cour de justice, pour le destituer et le remettre à la justice haïtienne, pour être jugé pour crimes de haute trahison. Or la Chambre basse était réputée contrôlée par le pouvoir de Jovenel Moïse. Nombreux sont des députés du Clan PHTK et alliés qui sont au service de Jovenel qui monnaierait leur allégeance. Ces parlementaires, n’ont fait que défendre leurs propres intérêts, au détriment du peuple. Comment espère une démocratie réelle en Haïti, les trois pouvoirs ne sont pas mettre de leur destin, comment aboutir à l’équilibre des différents pouvoirs : « Pour qu’on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. Comme le décrit Montesquieux.

Wallace Elie
Communicateur Social /Journaliste.

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