Le départ de Jovenel Moïse en discussion au congrès américain

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Après de nombreux secteurs du pays ont déjà pris position sur la fin du mandat constitutionnel de Jovenel Moise, cette fois-ci, c’est un groupe d’haïtiens dans la diaspora conscients de la situation actuelle du pays qui veulent s’impliquer dans la lutte démocratique pour forcer Jovenel Moïse à respecter la date  constitutionnelle  du 07 février 2021.

Sous l’initiative et le leadership d’un groupe compatriotes Haïtiens dans l’État de New York qui souhaitent voir poindre l’aurore d’un jour meilleur en Haïti, une rencontre de haut niveau est organisé hier avec la congresswoman Yvette D. Clarke . 

Les personnalités présentes à cette rencontre sont monsieur Jules Montalnor ( Docteur) monsieur Montfleury Fritz, madame Glenda Elie, monsieur Pierre Roch, monsieur  Olicier Pieriche ( Ancien Ministre et avocat) André Pierre J. Raymond ( Juriste).

Aucours de cette rencontre deux points importants ont été au centre des discussions. Il s’agit du respect de la constitution et de la démocratie. Au cours de leur intervention l’ancien ministre Olicier Pieriche et Me Jean Raymond ont clairement montré avec des références constitutionnelles que le mandat de Jovenel Moïse arrive à terme en date du 07 février 2021.

Pour éviter le pays de plonger dans le chaos, ils invitent le congrès américain à faire pression sur Jovenel Moïse pour quitter le pouvoir à la date prévue par la constitution. Monsieur Pierriche a continué dans son intervention pour montrer que seule la transition de rupture, basée sur un nouveau  leadership, une autre forme de gouvernance, un dialogue franc et sincère permettant d’accoucher une nouvelle constitution qui facilite la participation de toutes les forces vives en vue de mettre le pays sur la voie de développement. 

Pour sa part, la congresswoman Yvette D. Clarke dans son intervention montre qu’elle croit dans la démocratie et le respect de la constitution. En effet, elle garantit qu’une note va bientôt sortir du congrès avec la signature d’autres congressmen pour annoncer que le mandat de Jovenel Moïse arrive à terme et qu’il doit respecter l’article 134-2 de la constitution et le choix du peuple Haïtien qui réclame son départ. La congresswoman garantit qu’elle va entrer en contact le département d’État pour que des pressions puissent être exercées sur Jovenel Moïse pour quitter le pouvoir ce 07 février 2021.

Nous devons signaler que l’article 134-2 de la constitution stipule que l’élection présidentielle a lieu le dernier dimanche du mois d’octobre de la cinquième année du mandat présidentiel. Ce qui signifie que le président entre en fonction le 07 février suivant la date de son élection. Au cas ou le scrutin ne peut pas avoir lieu avant le 07 février, le président élu prend fonction immédiatement après la validation de son mandat et censé avoir commencé le 7 février de l’année électorale. Cependant tout le monde se concentre sur l’article 134-2 sans tenir compte de l’article 284-2 qui apporte des explications plus précises sur la fin du mandat présidentiel. La constitution ne tient pas compte des impondérables du temps présidentiel ou la législatif. 

Donc, le mandat présidentiel prend fin une année après la fin d’une législature et dans cette année qui a vue commencer une autre. Dans ce cas, la legislature a pris fin l’année dernière et une autre aurait dû commencer aucours de cette même année. Et le mandat présidentiel devrait être terminé ce 07 février 2021, c’est-à-dire une année après la nouvelle législature.  Face à cette situation, si Jovenel Moïse reste au pouvoir après le 07 février 2021, il n’aura pas a violer seulement l’article 134-2 de la constitution, mais aussi l’article 284-2.

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