La dictature c’est sur le temps. J’ai un mandat, se défend Jovenel Moïse

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Lors de sa tournée médiatique entamée le 9 novembre dans plusieurs médias de la capitale, le Président haïtien Jovenel Moïse était présent lundi à la Rubrique Le point de Radio et télé Métropole pour parler de la situation socio-politique, sécuritaire et économique du pays. Il a profité pour rejeter toute velléité de dictature dont l’accuse ses détracteurs tout en maintenant sa volonté de laisser le pouvoir le 7 février 2022.

D’entrée de jeu Jovenel Moïse a tenu a sympathisé avec la famille d’Evelyne Sincère éplorée par la mort de leur fille. Il dit reconnaître en substance la recrudescence de l’insécurité dans le pays ces derniers temps . Mais cela ajoute-t-il est dû à la complexité du problème. Car, pour M. Moïse, l’insécurité constatée est souvent l’oeuvre de groupes de personnes qui ont dans leurs viseurs certains individus. En considérant la mort atroce de cette jeune élève, et celle de Farah Kerbie Dessources en 2006, le Chef de l’État croit qu’ il y a un dysfonctionnement au niveau de la famille haïtienne et de la société en général qui doit être corrigé.

Normal Rameau doit assumer ses responsabilités

Toutefois malgré la remontée vertigineuse de l’insécurité partout dans le pays, le Président n’est pas prêt de licencier son Directeur général de la Police, M. Normal Rameau, à qui il renouvelle entièrement sa confiance. Il rappelle qu’en tant que Président il ne dirige pas en personne la PNH. Ce rôle est attribué au Conseil supérieur de la police nationale (CSPN) qui doive tout faire pour assurer la sécurité de tous les haïtiens. La police selon le Président Jovenel Moïse doit être proactive et non réactive.

Je n’ai aucune relations avec les gangs

Questionné sur de possibles relations avec des chefs de gangs, Jovenel Moïse a répondu au négatif. Je j’entretiens aucune relation avec des groupes armés, fait savoir le 56e Président d’Haïti. Et pour montrer sa bonne foi, Jovenel Moïse a rappelé dans cet interview d’une heure et demie donnée à Luckner Garraud que dès les premiers cas de kidnappings répertoriés son administration avait pris des mesures pour circonscrire le phénomène. En témoigne le blocus imposé par la PNH sur Bicentenaire et ses environs. C’était pour contrer les actions des bandits, argumente-t-il.

La justice est indépendante

Par ailleurs, sur le dossier de Me Dorval, dont le Président a concédé avoir été mis au courant par sa femme, Martine Moïse le soir même de l’assassinat soit 2 minutes après les faits, Jovenel Moïse dit qu’ il n’entend pas interférer dans le dossier de la justice. Il y a un juge d’instruction sur le dossier qui fait son travail, pas besoin d’une commission pour dupliquer le travail répond le Président à la demande des Barreaux du monde entier, notamment de celui de Port-au-Prince sur la formation d’une commission d’enquête spéciale . Le président plus loin dénonce les artisans d’une campagne de désinformation faite à son encontre me soir même de l’assassinat du Bâtonnier. Je n’avais aucune raison de tuer un homme, une sommité intellectuelle, qui partage mes convictions sur une nouvelle Constitution pour Haïti m, avance le locataire du palais national.

La Constitution est un élément de blocage au développement du pays

Concernant la Réforme de la Constitution Jovenel Moïse ne va pas lâcher prise. Il entende aller jusqu’au bout. Pour lui la Constitution est un élément de blocage pour le pays. Seulement Dieu peut faire des miracles avec cette Cette Constitution selon lui.

Face aux critiques assimilant ses démarches de changement de Constitution de velléité de dictature, le Président répond qu’il aurait pris un décret pour publier une nouvelle s’il était animé d’une mauvaise intention.

Ralph Thierry Cadet

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