Insécurité : Constat navrant du Haut commissariat des Nations Unies sur Haïti

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Dans une note de presse, Marta Hurtado la porte-parole du Haut Commissariat des Nations Unies dresse un bilan négatif de la situation du pays sous la gouvernance de Jovenel Moïse.  La porte-parole dit constater  des répressions policières, des inégalités structurelles,  des tensions politiques et des violations des droits humains qui conduisent à un modèle de mécontentement populaire.

Ensuite, il y a l’enlèvement contre rançon, des attaques de gangs armés contre des quartiers rivaux dans un contexte marqué par l’impunité. La porte-parole constate également qu’il y a la montée de la tension politique en raison de l’annonce des élections et du référendum.

Marta Hurtado observe la multiplication des manifestations qui est marquée par la violence policière et des cas de violations des droits humains comme c’était le cas pour les mouvements de l’année 2018, 2019 et 2020. La porte-parole souligne que les droits sont violées par les autorités du pouvoir et aussi par des gangs criminels. Ces faits sont documentés par le bureau des droits de l’homme des Nations Unies en Haïti. Ce rapport fait mention de manque de responsabilité des autorités. Ce même rapport fait état de violation de liberté de réunion et d’expression, y compris les impacts des barricades des rues sur la vie de la population. Il aborde aussi le problème de santé, la santé sexuelle et reproductive, de l’éducation, le droit à la nourriture et la situation dans la population carcérale.

Face à cette situation, le haut commissariat des Nations Unies recommande aux autorités de prendre des mesures pour empêcher la violation des droits de l’homme et du même coup veiller à ce que les forces de l’ordre respect le niveau standard international lorsqu’ils font recours à la force contre les manifestants. Le gouvernement doit aussi garantir la justice, la vérité et réparation pour les victimes des violations et abus. Haïti doit également prendre en considération les griefs qui ont alalimenté les manifestations comme l’impunité généralisée, les allégations de corruption, la pauvreté persistante, les inégalités structurelles, l’accès limité aux services sociaux. Marta Hurtado souligne encore que les décrets présidentiels sur le renforcement de la sécurité publique sont préoccupants, car ils ne sont pas cadrés avec les normes et standards relatifs aux droits de l’homme. Ces décrets risquent de conduire à la répression des droits et à la liberté de réunion pacifique, d’association et de la liberté d’expression. Elle rappelle que les actes commis sur les manifestants ne doivent pas servir de prétexte pour restreindre les libertés fondamentales et réduire l’espace civique.

L’organisation salue la police nationale d’Haïti tout en espérant que les agents qui sécurisent les manifestations reçoivent une instruction et des formations adéquates. Le bureau des Nations Unies dit être prêt à soutenir les autorités dans le respect des obligations internationales en matière des droits de l’homme tout espérant continuer à travailler pour la création d’un bureau en Haïti. 

                                                   

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