Haiti – Insécurité: le RNDDH met pointe du doigt l’équipe présidentielle

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Dans une note rendue publique ce 22 janvier 2021, le réseau national de défense des droits de l’homme (RNDDH) pointe du doigt le président Jovenel Moïse et son équipe dans, comme principaux responsables du climat d’insécurité insupportable en Haïti. Se référant aux réactions des policiers face aux mouvements de protestation de la population légitimées par la constitution du pays, la répression violente des policiers inquiète et terrorise.

Dans ce document le RNDDH retrace plusieurs cas de violences policières où 5 journalistes ont été touchés par des projectiles en caoutchouc, les policiers font toujours usage à outrance de gaz lacrymogène pour dissiper les mouvements de protestations anti-gouvernementale.

Médecins, étudiants, élèves, la récurrence de l’extravagance policière est monnaie courante. Que ce soit contre le kidnapping, contre la misère ou tout simplement contre le régime en place caractérisé par l’incompétence et la corruption, la violente répression des policiers  surgit toujours.

En faisant ce constat de violation grave des droits de l’homme en Haïti, le RNDDH prévient que la dictature ne saurait être une alternative à un peuple qui a choisi la démocratie il y a 30 ans.

Le 21 janvier dernier, alors que le président a tenu antérieurement, des propos menaçants à l’égard des organisateurs de mouvements de protestation dans le pays, l’ex-sénateur Nenel Cassy ainsi que 11 militants ont été arrêtés par le commissaire du gouvernement Jean Ernst Muscadin dans le cadre d’une manifestation populaire a Miragoâne. Ce dernier ayant adopté un discours partisan au micro des journalistes quelques heures avant. La Police semble être politisée, désormais un outil du gouvernement, un mode opératoire de toute dictature qui prend place

Dans la même note du RNDDH, on peut recenser les cas de deux élèves tabassés à Carrefour par la Police alors qu’ils réclamaient la libération d’un de leurs camarades kidnappés. Plus tôt soit le 20 janvier 2021, plusieurs personnes qui prenaient part aux mouvements de protestations contre le gouvernement en place ont été arrêtées et conduites au commissariat de Delmas 33 avant d’être libérées par la suite.

Le cauchemar du 7 février 1986 n’est pourtant pas le meilleur souvenir auquel s’accrocher, l’urgence est certaine, le climat se détériore, il faut une réelle prise en charge de la situation.

Alors que le 7 février 2021 marque une date décisive dans l’avenir politique du pays, les manifestations sont programmées, les mobilisations des forces policières le sont certainement aussi et entre-temps le kidnapping perdure aux côtés des autres conditions impraticables d’existence de la population haïtienne.

About Bead Charlemagne Charlorin

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