Haïti : dénonciation, discorde et confusion au sein de la police nationale

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C’est le désordre au sein de la police nationale d’Haïti (PNH) suite à la mort vendredi dernier de cinq policiers à Village-de-Dieu.

Ces policiers qui répondent au nom de Stanley Eugène, Ariel Poulard, Georges Renoit,  Georges Vivender Alexis, et Wislet Desilus ont été tués en tentant de déloger des groupes armés, dont celui de «5 segond» , au niveau de Village-de-Dieu, zone réputée de non-droit, à Port-au-Prince.

En effet, depuis quelques temps, Village-de-Dieu qui abrite des chefs de gangs tels que Izo et Manno, défie les autorités policières haïtiennes toujours enclins à reprendre le flambeau pour tenter de démanteler des gangs dont leurs appartenances avec des membres du pouvoir sont dénoncées.

C’est d’autant plus suspect selon certaines critiques lorsque sans aucun échange de tirs entre les présumés assassins et la police cette dernière arrive à récupérer dans la soirée du mardi 16 mars le blindé qui a été saisi 4 jours de cela par des membres de gangs, à Village-de-Dieu. Alors que par ailleurs les corps des policiers massacrés le même jour sont encore en possession des présumés bandits de la zone.

En effet, depuis le week-end écoulé jusqu’à ce jour des policiers et militants dans des mouvements successifs à Port-au-Prince réclament le rapatriement des restes de cadavres de ces policiers pris en embuscade à Village-de-Dieu.

Ce mercredi 17 mars, Port-au-Prince était en ébullition suite à un mouvement de policiers appuyés par des militants pour exiger la démission du Directeur général de la PNH,  Léon Charles accusé lui et le pouvoir d’opacité dans le dossier des policiers assassinés.

Les policiers lors ce mouvement ont profité pour mettre en liberté 4 de leurs confrères détenus au niveau du Commissariat de Delmas 33. Ceux-ci, en effet, ont été incarcérés depuis le 12 février, à Petit-goâve pour appartenance au groupe « Fantôme 509.»

Au cours de cette journée marquée par la colère des policiers des individus sur la route de l’aéroport ont mis le feu dans l’entreprise Universal Motors propriété de l’homme d’affaires Reginald Boulos.

Le gouvernement au tournant dans cette affaire tente de redresser la barre en faisant porter le chapeau à l’inspecteur général Carl Henry Boucher en isolement depuis hier soir à l’inspection générale de la police en attendant d’être amené devant le Parquet de Port-au-Prince lundi 22 mars.

En effet, le Parquet de Port-au-Prince dans une correspondance adressée  à l’Inspecteur général en chef de la PNH Frantz Jean François demande à celui-ci de lui amener en état l’IG Carl Henry Boucher pour «son implication présumée dans l’assassinat des policiers à Village de Dieu.»

Le responsable de renseignement qui voit dans sa mise en isolement une atteinte à sa liberté se défend de toute responsabilité dans le carnage du 12 mars.

Encore faut-il que le Haut état major de la PNH outre un coupable à l’échec de l’opération à Village-de-Dieu doit arriver à mettre de l’ordre au sein d’une police qui frise la sédition.

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