Haïti-Covid 19: quand le secteur culturel se veut avant-gardiste

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Plusieurs évènements culturels prévus pour la fin d’année ont été annulés.  C’est néanmoins ce qu’on peut remarquer ces derniers jours. Des notes qui annoncent d’une part des cas de covid-19 au sein des formations musicales et d’autres qui, dans le même contexte annulent les tournées.

Si d’un côté on est inquiet de l’avenir, il est fort nécessaire de constater  que ce sont des mesures qui émanent directement des organisateurs et des staffs de management des formations musicales. Apres Sweet Micky, ce fut le tour de Vayb, la tournée de KLASS puis le bal de Nu Look a Royal haïtian, le très populaire festival annuel Ayiti Mizik Festival a connu le même sort.

C’est désormais un débat bourré d’enjeux. La pandémie décrit actuellement un nouveau pic dans le monde et au moins une dizaine de nouveaux cas ont été communiqués par le MSPP la semaine dernière. Si aucune politique des autorités étatique n’a encore appréhendé la problématique des manifestations culturelles de fin d’années qui font  fi trop souvent des mesures barrières a la propagation du virus, il a fallu attendre la clairvoyance et le sens de responsabilité de certains acteurs du milieu culturel pour exposer clairement le risque que représentent ces activités populaires massives.

Lors d’un bal ou tout autre programme culturel, on devrait comprendre que sont créées,  des conditions optimales à la propagation du virus.

Le problème est encore plus consistant quand on sait que ces musiciens ou chanteurs testés positifs à la covid-19 ont été en récent contact avec leur public, des fanatiques venus se divertir sans aucun souci a l’égard  d’un virus ravageur. Combien de ces  gens ayant pris part à ces activités sont aujourd’hui en quarantaine? Quelles données dispose-t-on de la chaine de transmission du virus dans le pays?

Si le manque de moyen sert parfois d’excuses, l’amateurisme  décrit par cette criante irresponsabilité dont fait montre les autorités étatiques, ne saurait être acceptée. Combien d’autres affiches sont encore maintenues ? Combien d’autres activités ou situations favorisent la transmission du virus au quotidien ? Quelles sont les moyens de contrôle et les mesures du ministère de la santé publique et de la population ?

Si nos conditions d’existences  de peuples sont loin d’être idéales, notre vulnérabilité face à la covid-19 s’accroit avec nos choix qui ne rythment en rien avec le raisonnement intelligent dont on a besoin dans ces situations de crise.

Inquiétude, souci de survie ou compréhension de la responsabilité d’homme d’état, des décisions urgentes doivent sont aujourd’hui nécessaires.  Force est de se demander si ces légèretés et insouciances politiques en Haïti vont perdurer en 2021.

B.Charlemagne Charlorin

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