Bosquet Polynice, un cadre de la diaspora qui veut servir son pays

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Bosquet Polynice est né à Thomazeau dans le département de l’ouest du pays.  Il fait ses études primaires dans cette même commune. Par la suite, il est rentré à Port-au-Prince pour effectuer des études au collège Saint-Louis Roi de France. De très tôt, il est rentré dans la politique. C’est ainsi qu’il commence son expérience politique au  » Pati Louvri Baryè », plus précisément au secrétariat de l’ouest et au poste de responsable des relations publiques dans la coordination de Thomazeau.

Bosquet Polynice a laissé le pays après les élections contestées de  2000,  qui a porté Jean Bertrand Aristide au pouvoir, parce que René Préval cherchait à le jeter en prison pour avoir demandé une évaluation des élections. Dans un premier temps, il était membre d’une structure faisant partie de la convergence démocratique.

Arrivé aux Etats-Unis, Polynice fait des études en gestion internationale, une maîtrise en administration des affaires et un doctorat en cours en administration publique. Comme expérience, il a travaillé dans le domaine de l’administration,  de formation des cadres comme manager et dans la rédaction des projets de développement pour des compagnies aux États-Unis.

Monsieur Polynice affirme que la politique est une science. Un dialogue inclusif est primordial pour pouvoir aborder tous les secteurs.  L’échec de la politique en Haïti est dû à l’exclusion et le rejet de certains secteurs. Il croit que nous sommes tous des Haïtiens. Il dit avoir suffisamment de stratégie pour aborder toute la classe politique. C’est une question d’inclusion, a-t-il dit. Le problème d’Haïti doit être résolu par les Haitiens. Pour lui, le pays fait face à une question d’idéologie. Les acteurs ne s’assoient pas autour d’une idéologie politique pour penser la situation du pays.

En effet, le politicien souligne qu’il est capable de s’asseoir avec tout le monde, parce qu’il estime qu’il n’est pas l’homme d’une chapelle politique. Il se dit être prêt à trouver un compromis avec l’idéologie de droite ou de gauche. Même si ça n’existe pas vraiment au pays.  Un vrai politicien doit choisir le camp du peuple,a-t-il avancé. Monsieur Bosquet Polynice compte développer une politique qui pourrait être à l’écoute de la population. Pour que cela puisse être possible, il veut asseoir sa politique sur trois axes :  la communication, la tactique et la stratégie.

En ce qui concerne l’insécurité et le kidnapping,  il estime que la question est simple. Le problème a rapport aux Haïtiens. Mais il doit être abordé en profondeur, c’est-à-dire remonter à l’origine pour en finir avec. Il précise que les hommes armés ont été manipulés par d’autres personnes. C’est la raison pour laquelle que le problème doit être traité en profondeur, et avec les Haïtiens.

En ce qui a trait au kidnapping, monsieur Polynice propose des techniques et des stratégies d’état. Avec le téléphone, la CONATEL et les compagnies de téléphonie puissent  facilement localisés les ravisseurs. C’est une question que l’état doit prendre en charge  en vue de déterminer la provenance des armes. Le petit gangster à lui seul ne peut procurer de telles armes. D’où la nécessité de remonter à l’origine du problème.  » La situation est haïtienne, le problème est haïtien, et nous pouvons le résoudre en Haïtien, a-t-il ajouté.

Concernant l’intégration de diaspora dans le développement du pays, Bosquet Polynice affirme que l’intégration de quelqu’un dans un gouvernement dépend de la mission et de la vision du leader en question. Pour être plus clair, il conçoit l’intégration de la diaspora comme un élément concret pour le pays au lieu de faire plaisir à une catégorie spécifique. Il déclare qu’aucune vision n’ait jamais développé en Haiti.

Selon monsieur Polynice, avoir une vision suppose un calcul basé sur un point de départ et un point d’arriver. Il constate une absence de vision au niveau des ministères qui engendre un manque d’infrastructure dans tous les secteurs du pays. En ce sens, il pense que les lâches ne devraient pas être dans la politique. La politique C’est à prendre ou à laisser,c’est une question de responsabilité a-t-il expliqué. Donc, pour intégrer un gouvernement, ce devrait être à partir d’une vision qui tient compte les besoins du peuple. L’intégration de la diaspora devrait contenir la mission, la vision et l’expertise, mais non pas sur la base de la militance et la capacité à financer la politique.

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